La Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien mène depuis sa création une démarche volontariste pour développer la restauration de la qualité de l’eau.La politique de l’eau menée par la CAPA vise l’excellence en combinant les moyens complémentaires suivants :
Contribution du Pays Ajaccien à la dépollution de la Méditerranée – Horizon 2013
Afin de créer les conditions préalables d’un projet de développement territorial, l’Etat et la CAPA ont signé une convention dénommée « Horizon 2013 » décomposée en deux phases :
- La mise en conformité du système d’assainissement de l’agglomération d’Ajaccio en regard de la directive sur les eaux résiduaires urbaines;
- La préparation d’un dossier de candidature au contrat de baie, document de programmation et de planification devant être partagé par l’ensemble des partenaires et acteurs intéressés à cette démarche tels que les pêcheurs, les associations de protection de l’environnement, les communes et intercommunalités limitrophes. Cette candidature sera soumise pour approbation à la Collectivité Territoriale de Corse, compétente au titre du statut particulier de la Corse.
Mieux connaître pour agir plus efficacement avec la création d’un observatoire de l’eau
L’observatoire de l’eau trouve son origine dans la difficulté des acteurs à obtenir des références tant techniques qu’économiques sur la gestion de l’eau. Il devrait permettre aux collectivités de faciliter l’exercice de leurs compétences, et aux usagers du service public d’être force de propositions pour l’amélioration en continue de la qualité du service offert.
Un rapprochement sera entrepris avec l’Agence de l’Eau et la Collectivité Territoriale de Corse.
Améliorer la sécurité de l’alimentation en eau potable
La permanence du service public de la distribution d’eau potable peut être garantie par des interconnexions entre les différents réseaux, qui permettent de mutualiser les ressources en cas de difficultés ponctuelles dues à des incidents ou à des épisodes de pénurie.
La communauté d’agglomération doit aussi sur la période 2010/2014 être vigilante sur la problématique de la vidange du barrage de Tolla, principale ressource en eau potable de la capitale régionale, et mettre en œuvre avec les différents acteurs un dispositif permettant de maîtriser cette opération.
Garantir la qualité de l’eau potable distribuée
L’installation de système de traitement fiable est un moyen indispensable pour garantir la qualité de l’eau en continue.
Aujourd’hui, certains réseaux ne sont pas équipés de systèmes de traitements ou le sont mais avec des dispositifs peu fiables. Le changement de certains équipements ou l’installation de dispositifs de désinfection permet de garantir aux usagers une eau de bonne qualité en permanence.
Assurer un aménagement équilibré et harmonieux du territoire : vers des politiques plus « intégrées »
Responsables de politiques de développement et acteurs de l’eau se connaissent mal ; ils se côtoient sans travailler ensemble. Ainsi, les politiques mises en œuvre par les uns ne sont pas toujours cohérentes avec celles défendues par les autres.
Pourtant il est essentiel de prendre en compte les enjeux liés à l’eau : disponibilité de la ressource en eau, risque d’inondation, qualité des milieux aquatiques…Ces enjeux sont connus des acteurs de l’eau. Les « aménageurs » devront donc avoir le « réflexe » d’associer les acteurs de l’eau à leurs projets. Ils devront aussi accepter que dans certains cas, l’eau (par exemple les contraintes liées aux problèmes d’inondation ou, à l’inverse, la quantité d’eau disponible) puisse être un facteur limitant au développement.
A l’inverse, les actions engagées dans le domaine de l’eau devront aussi mieux prendre en compte les perspectives d’aménagement du territoire, ne serait-ce que pour permettre aux aménageurs de bâtir de véritables projets de développement durables.
Revenir à des comportements vertueux pour assurer la protection de l’eau, bien commun de tous
L’eau est un bien commun qu’il convient de gérer de façon collective et solidaire. Pour rendre l’eau accessible à tous, il est nécessaire d’avoir une vision générale de tous les usages. Il est aussi plus efficace d’intervenir à l’échelle d’un bassin versant… et non pas « chacun dans son coin ». Payer pour protéger l’eau, c’est donc aussi payer pour assurer des fonctions vitales et pour se développer durablement.
Pour garantir cette vision de long terme d’une qualité de l’eau au bénéfice de tous les usages, il semble donc essentiel de maintenir une politique publique de l’eau qui permette :
-      De dégager des financements complémentaires à ceux des opérateurs privés ;
-      D’encadrer l’exercice de tel ou tel usage par la voie réglementaire.
Mais au-delà de ces actions collectives qui relèvent des « décideurs », chacun peut contribuer, à son niveau, à la préservation des milieux aquatiques : réduire l’utilisation de la voiture car elle émet des produits toxiques amenés aux cours d’eau lors des pluies, utiliser des produits de lavage sans phosphates pour le linge et la vaisselle, consommer des produits issus d’une agriculture respectueuse de l’environnement…
Lutter contre le gaspillage
Afin de gérer la ressource en « bon père de famille », la CAPA incite les usagers aux économies d’eau, à la gestion des réseaux d’eau en vue d’en améliorer le rendement et d’en diminuer les fuites.
Les premiers réseaux ont été réalisés il y a près de 70 ans et pour certains voire plus. Ces réseaux sont aujourd’hui vétustes ou construits avec des matériaux fragiles. Ils sont à l’origine de fuites engendrant des rendements de réseaux insuffisants. Les pertes sur le parcours entre le moment où l’eau est captée et celui où elle arrive au compteur de l’abonné nécessitent de prélever une quantité d’eau plus importante pour satisfaire au besoin. Dans certains cas, la vétusté des réseaux peut être à l’origine de coupures d’eau.
Le programme de renouvellement des réseaux engagé par la CAPA permettra de résoudre ces problèmes, de transmettre aux générations à venir des équipements en bon état et de limiter les quantités d’eau prélevée dans le milieu naturel.
Optimiser le fonctionnement des stations d’épuration
Dans le cadre de la convention « Horizon 2013 », la CAPA s’est engagée dans un programme de mise en conformité du système d’assainissement ajaccien avec la réhabilitation de la station d’épuration des Sanguinaires qui permettra à très court terme de réduire la pollution rejetée dans le milieu naturel et en améliorer très sensiblement la qualité.
Dans un même temps, la CAPA poursuivra son programme de remise en état et de réhabilitation des différentes stations d’épurations, de plus petites capacités, existantes sur son territoire.
Réalisation en tous points du territoire communautaire des stations de traitement des eaux usées
La livraison d’une nouvelle station d’épuration de grande capacité sur le site de Campo dell’Oro (65 000 équivalents habitants) engagé par la CAPA permettra de disposer d’une capacité suffisante pour assainir de nouveaux secteurs (urbanisation à venir ou construction actuellement en assainissement non collectif).
L’extension des réseaux d’assainissement permettra également de densifier l’habitat et par conséquent de consommer moins de foncier. Ces équipements permettront également de raccorder des habitations dont l’assainissement n’est pas toujours adapté au terrain ou dysfonctionne.
Pour les villages ou hameaux plus éloignés dont la construction de réseaux serait trop coûteuse, des unités de traitement sont en cours d’étude. Ces secteurs pourront ainsi bénéficier du même service d’assainissement proposé sur le reste du territoire, dans le respect de l’objectif de maîtrise de la consommation du foncier, prôné par le programme local de l’habitat de la CAPA.
Rattrapage dans le domaine des déchets issus de l’assainissement
La construction – dans le bassin de vie Ajaccien – d’une unité de valorisation des boues est indispensable pour revenir à des coûts d’élimination de ces déchets raisonnables en réduisant considérablement la part liée au transport. De plus, le traitement local de ses produits permettra de créer les emplois induits dans le bassin ajaccien et de bénéficier du produit réalisé sur place.
La mise en place d’un dispositif d’élimination des matières de curage et des graisses extérieures sera mise en œuvre sur la future station de Campo Dell’Oro. Ces équipements permettront de ne plus avoir à subir les dégradations et les pics de pollution liés au rejet dans les réseaux d’assainissement ajaccien.
Pour ce faire la CAPA engagera une opération de sensibilisation des restaurateurs à l’utilisation de bacs à graisse et une charte de bonne conduite sera édifiée en partenariat des entreprises de curage des réseaux.
Faire évoluer les comportements par la formation et la sensibilisation des jeunes
Des campagnes d’informations et de sensibilisations des jeunes sont lancées par la CAPA avec l’appui de l’APIEU afin d’accompagner le changement de comportement des consommateurs pour les faire devenir des consomm’acteurs.
Les sujets abordés porteront tout à la fois sur l’incitation à boire l’eau du robinet pour réduire le tonnage de plastiques, la séparation des déchets toxiques, le cycle de l’eau, autant de thèmes qui participent d’une démarche active de protection des ressources.
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