La station d’épuration de Campo Dell’Oro utilisera un procédé biologique compact et performant quelle que soit la quantité d’eaux usées à traiter.
La CAPA a privilégié le procédé compact R3F® pour ses performances épuratoires et son faible impact sur l’environnement. En effet, son extrême compacité et sa parfaite adaptation aux évolutions de charges sans construction d’ouvrage supplémentaire permettent d’allier performance, économies et respect de l’environnement.
R3F®, qu’est-ce c’est ?
Réacteur à flore fixée fluidisée (R3F®). Derrière ce nom se cache une technologie innovante, développée en France par VINCI Environnement, permettant de gagner de la surface dans les installations de traitement des eaux usées.
La CAPA a privilégié cette technologie  pour sa compacité bien sûr, mais aussi pour sa souplesse d’adaptation à l’évolution de la charge polluante entrante par simple rajout de supports épuratoires appelés Biomédias.
R3F® est un procédé de traitement biologique mettant en oeuvre la technologie du biofilm fixé. Le traitement est effectué au sein de réacteurs par des micro-organismes fixés et développés sur biomédias, supports épuratoires spécialement conçus. David Beldent, ingénieur d’affaire chez VINCI Environnement, détaille le procédé. « Avec un système traditionnel de boue activée, la biomasse qui se développe dans l’eau consomme la pollution. Il se forme une boue qui est ensuite séparée de l’eau par décantation. C’est le procédé de flore libre. Et puis, il y a le système de flore fixée : l’eau percole à travers un biofiltre – un support sur lequel se fixe la biomasse. R3F® est un système de flore fixée différent au sens où le support n’est pas fixe mais mobile – d’où le terme fluidisé. »
En fait, des supports épuratoires, des petites pièces de plastique creux (voir photo) mis en mouvement permanent dans le bassin grâce à une injection d’air sont utilisés pour accroitre le développement de la biomasse. « Le fluide passe à travers ces supports, la biomasse s’y développe, et forme un biofilm. » Les propriétés physiques de la biomasse font qu’elle ne colmate pas : lorsqu’il n’y a plus de place sur le support pour se développer, elle se décroche et sort en même temps que l’eau.
C’est un procédé qui fonctionne en continu
L’un des grands avantages de ce système est qu’il ne nécessite pas de lavage des supports. Dans les dispositifs traditionnels, il faut laver les biofiltres, et donc multiplier le nombre de réacteurs pour que le débit soit conservé pendant le lavage d’une unité. Avec le R3F®, pas de lavage, donc pas besoin de multiplier les réacteurs, d’où la compacité.
Séparation de l’eau et des résidus d’épuration par flottation
Il ne reste plus ensuite qu’à séparer la boue de l’eau. Dans la station de Campo Dell’Oro, on utilise la flottation plutôt que la décantion – toujours pour une question de surface. « Il suffit d’injecter un mélange eau-air dans l’ouvrage. L’air s’accroche aux boues et les fait remonter à la surface. Il n’y a plus qu’à les racler en surface pour les évacuer. »
Une fois récupérées, les boues sont traitées dans un digesteur. Le biogaz produit est immédiatement réutilisé : grâce à un dispositif de cogénération, il produit de l’électricité qui est réutilisée sur site et de la chaleur – qui est utilisée dans le digesteur pour maintenir sa température à 37°.
Le procédé R3F® est aujourd’hui largement éprouvé sur de nombreuses installations réalisées par VINCI Environnement, qui en compte dix-neuf références à ce jour.
La filière de campo dell’Oro
De l’arrivée à la station d’épuration jusqu’au rejet naturel, le traitement des eaux usées sur Campo Dell’Oro va au-delà des normes :
Liste des articles similaires:


Posté dans
Tags: 
