C’est l’un des objectifs du Grenelle de l’Environnement. Dès 2012, 20% de la nourriture servie dans la restauration collective devra être d’origine biologique. Deux sessions de formation coordonnées par la CAPA avec le Centre d’Initiative pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural (CIVAM) ont permis d’aborder l’arrivée du bio dans les assiettes.
Une cantine scolaire. Un petit groupe concentré écoute attentivement Lionel Goumy, formateur sur les produits et l’agriculture biologiques. Cuisiniers ou gestionnaires de restaurants scolaires, ils sont tous là pour suivre les sessions de formation dispensées par le CIVAM qui ont eu lieu du 26 au 29 avril dernier. Au menu, une thématique précise du Grenelle de l’environnement, « Introduire efficacement les produits biologiques en restauration collective ». Un véritable enjeu lorsque l’on sait que, chaque jour, ce sont près de 3000 repas qui sont servis dans les cantines du territoire communautaire.
« Eveiller au goût dès le plus jeune âge grâce à l’éducation nutritive, protéger l’environnement
et soutenir une agriculture locale de qualité »
Organisées en partenariat avec la CAPA et le Centre d’Aide par le Travail du Vazzio (CAT), ces deux journées ont été l’occasion de préparer l’intégration de ces produits en anticipant les étapes de leur mise en place et ainsi tenir les engagements du Grenelle.

Au total une dizaine de personnes a assisté à la formation

Sensibilisation et information sur le bio font partie intégrante de la formation

/Tabliers et stylos/ Alternant formation théorique et ateliers pratiques, les participants ont échangé sur des expériences réussies d’intégration de produits bio en restauration collective tout en étant sensibilisés aux différents outils permettant de mener à bien ce projet. Plat de résistance de la formation, le volet pratique se déroule, quant à lui, aux fourneaux, avec un cuisinier formateur. Les recettes, alléchantes, expérimentées par les participants permettent de faciliter l’introduction des produits bio, pour des menus sains équilibrés et de saisons.

/Un comité de pilotage/ Les services communautaires ont rencontré un certain nombre d’acteurs afin d’échanger sur les voies et moyens de valoriser les produits bio et plus largement les produits locaux. C’est ainsi que la commission de février dernier a validé la création d’un comité de pilotage qui réunit les acteurs de l’agriculture conventionnelle et bio, leurs représentants (Chambre d’agriculture), les acteurs de la promotion (CREPAC, CIVAM) mais aussi les élus, les parents et les personnels de cantines. L’objectif est double. Fédérer autour de ce projet mais surtout co-construire un projet économiquement viable pour tous.
C’est un produit issu de l’agriculture biologique qui revendique la non-utilisation totale de produits chimiques. En France, il doit contenir au moins 95 % d’ingrédients issus d’un mode de production biologique « mettant en Å“uvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels de l’environnement et du bien-être animal ». Il ne peut contenir aucun organisme génétiquement modifié (O.G.M.). L’appellation est contrôlée par des organismes indépendants dont la caution peut se traduire par la mention du logo AB sur le packaging des produits (respect du règlement CEE n° 2092/91 du 24 juin 1991 modifié et de la norme NF EN 45011).
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